Hommage à Myriam et Yvette Klarfeld

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Myriam Klarfeld est née le 24 juin 1930, sa soeur, Yvette, le 23 avril 1939. Nées à Paris, elles habitaient 10 rue Béranger dans le 3e arrondissement. La mère, Chaja, et les deux fillettes, arrêtées lors la rafle du Vel’ d’Hiv’. Elles sont parties pour Auschwitz par le convoi n° 26 du 31 août 1942. Le père, Israël, déjà arrêté et déporté par le convoi n° 6 du 17 juillet 1942, a survécu.

source 11 400 enfants Juifs deportes de France

Lucienne et Arlette Biabylen

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Hommage à Lucienne (12 ans) et Arlette (11 ans) Biabylen originaire de Paris ( 52 rue Poulet 18th arrondissement).

Elles ont été séparées dans ses terribles moments, Lucienne a été envoyée dans le camp de Drancy alors que sa soeur cadette a transité par le camp de Pithiviers.
Lucienne a été déportée à Auschwitz (Pologne) par le convoi du 7 Août, 1942 et Arlette par le convoi n°23 du 24 Août, 1942. A jamais gravé dans nos coeurs.

 

Une famille assassinée à Auschwitz

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Georges Biglaizer (7 ans) déporté puis assassiné par le convoi n°20 du 17 Août 1942 en direction d’Auschwitz en compagnie de sa mère Laja et de ses deux sœurs Madeleine (8 ans) et Rachel (5 ans). La famille Biglaizer a vécu au 9 rue Gambey à Paris (11th arr.).

Les soeurs Brotkiewicz assassinées à Auschwitz

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Sarah Brotkiewicz

Sarah Brotkiewicz est née à Nancy en 1928.

Flora Brotkiewicz

Flora Brotkiewicz est née le 1 er Février 1930, à Paris et Marcelle (pas de photo) en 1936 à Paris. Pendant la guerre, la famille Brotkiewicz vivait au 43 rue Basfroi à Paris (11e).
Elles furent arrêtées lors de la rafle du Vel’Hiv (16 Juillet 1942) puis internés dans le camp de Pithiviers. Sarah, Flora et Marcelle ont été déportées par le convoi n°23 du 23 Août 1942, établie pour le trajet Pithiviers- Drancy – Auschwitz.
Ensemble jusqu’au bout, les trois soeurs Brotkiewicz ont été lâchement assassinées dans les chambres à gaz du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.

Inscrite sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris.

La famille de Lime Basha cachait trois frères juifs chez eux pendant la deuxième guerre mondiale

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Lime Basha, whose family hid Jews during WWII

Remerciement à Elizabeth Anne Muller pour la traduction du texte en anglais via le site abc.net (Photo: Norman Gershman)

Pendant l’holocauste, de nombreuses personnes, individuellement et par petits groupes, risquaient la vie pour sauver des Juifs. Depuis quelques années seulement, le monde commence à apprendre l’histoire de cette nation musulmane qui a ouvert ses frontières et accueilli les Juifs. Reportage de Barbara Heggen.

Malgré l’occupation d’abord italienne et ensuite allemande pendant la deuxième guerre mondiale, L’Albanie – un pays majoritairement musulman – a non seulement protégé ses citoyens juifs, mais a fourni un refuge aux Juifs d’autres pays de la région.

La raison de cet héroïsme se trouve dans la notion de Besa : un mot albanais qui veut dire « tenir sa promesse ».

Selon Dashmir Balla, ancien président de l’Association Islamique Albanaise d’Australie, ce concept est un code de respect profondément enraciné dans la culture albanaise.

‘La sollicitude envers les hôtes, les voisins, est une question d’honneur nationale.’

Par conséquent, le concept de « l’étranger » n’existe pas en Albanie, où les visiteurs sont considérés comme des hôtes. Ce système d’honneur est resté constant à travers la longue histoire où ce pays a été envahi à maintes reprises.

Selon M. Balla, l’éthique du Besa va de pair avec l’enseignement du Coran.

‘Ce code éthique dicte un comportement moral si absolu que le non-respect amène honte et déshonneur sur soi et sa famille.’

Sous le régime communiste, l’Albanie est resté isolée, au point où l’actualité mondiale, y compris la chute du Mur de Berlin, était inconnue de la plupart des Albanais.

La religion étant interdite par les autorités, personne ne parlait des efforts pour sauver les Juifs.

Lorsque le régime communiste prit fin finalement en 1992, des survivants juifs pouvaient enfin revenir en Albanie afin de trouver, et remercier, les musulmans qui les avaient sauvés.

‘À cause du ballonnement sous le régime communiste, l’information était étouffée. Malheureusement, peu d’Albanais étaient au courant; mais quand je l’ai appris, j’étais très fier!’ dit M. Balla. ‘C’est une importante tranche d’histoire, que le monde doit connaître.’

C’est grâce au photographe américain Norman Gershman que se sont fait jour de nombreux récits remarquables du courage et de l’héroïsme des Albanais en temps de guerre.

Gershman a passé six ans à parcourir l’Albanie, à interroger et à photographier ceux qui avaient risqué leur vie pour en sauver d’autres.

Quand Jayne Josem, curatrice et directrice des collections du Centre Juif de l’Holocauste à Melbourne, a appris cette histoire, elle l’a d’abord trouvée surprenante.

‘J’étais complètement fascinée à l’idée qu’un pays entier se regroupe pour sauver des Juifs, surtout qu’ils étaient Musulmans! Il fallait que je trouve le moyen d’amener l’exposition à Melbourne.’

Le Centre, en partenariat avec l’Association Albanaise Islamique d’Australie, expose les photographies de Gershman et présente son film documentaire primé: Besa: The Promise.

Comme le fait remarquer Mme Josem, cette belle histoire rassemble encore une fois des personnes de confessions différentes.

‘Nous avons tissé des liens plus étroits avec la communauté albanaise; de nombreux Albanais vivant à proximité se sont rendus à la cérémonie d’ouverture de l’exposition: ce sont des gens remarquables! C’était parmi les événements les plus conviviaux que nous ayons jamais vécus au Centre.’

Note de la Rédaction: cet article a été modifié pour tenir comte du fait que l’Albanie n’est pas le seul pays européen dont la population juive fut plus importante en 1945 qu’en 1939.

Pouvez-vous aider Neokilis à localiser les 17 garçons juifs qu’il a sauvé des Nazis ?

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L’article suivant provient du Congrès Mondial Juif.

Neoklis Girihidis n’avait que 16 ans en 1943 quand on lui assigna une mission très dangereuse : emmener 17 garçons juifs de la ville de Thessalonique, en Grèce, rejoindre les maquisards en haut de la montagne pour les aider à échapper aux Nazis.

73 ans plus tard Neoklis recherche ces jeunes Juifs. « Avant de mourir, » dit-il « je voudrais savoir ce que sont devenus ces enfants ».

Pouvez-vous aider Neokilis à localiser les 17 garçons juifs qu’il a sauvé des Nazis en Salonique ?

Pour plus de détails, allez sur le blog Sophie’s Stories 

Hannie Schaft « Symbole de la Résistance »

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Remerciement à  Clément Labi pour la traduction du texte en anglais via le site Haarlem Shuffle

Nous sommes le matin du 17 avril 1945. Un camion quitte la Huis van bewaring, une prison située sur Amstelveenseweg à Amsterdam. Le camion contient un chauffeur néerlandais, trois soldats allemands et le détective néerlandais Maarten Kuijper.

Ces hommes constituent l’escorte d’un seul prisonnier, une jeune femme néerlandaise de 24 ans. Le camion se dirige vers l’Ortskommandantur à Haarlem où un soldat de la Feldgendarmerie (un Gefreiter), muni d’une pelle, entre lui aussi. Le camion repart et l’homme à la pelle donne la direction de la plage d’Overveen, située à quelques kilomètres de là. Le camion s’arrête près de la plage, ou un chemin mène aux dunes de sable.

Kuijper et l’Allemand, Mattheus Schmitz conduisent leur prisonnière vers les dunes. L’homme à la pelle les suit. Schmitz, qui marche quelques pas devant la jeune femme, saisit son pistolet et tire ; la femme cie de douleur mais ne tombe pas. Kuijper, constatant qu’elle a une blessure à la tête mais est toujours debout, se lève son pistolet automatique et tire à son tour. Cette fois-ci, les balles trouvent leur cible et la jeune femme tombe morte.

Puis, Kuijper aide le Gefreiter à enterrer le cadavre dans une tombe peu profonde, ils se dépêchent de finir leur travail et dans leur hâte, ils laissent de longues mèches de cheveux roux dépasser du sable.

L’incident décrit ci-dessus pris place moins d’un mois avant la libération de la Hollande et a trait aux dernières heures de la résistante Hannie Schaft, née à Haarlem. Elle s’était fait arrêter trois semaines plus tôt à un point de contrôle au nord de Haarlem pour possession de pamphlets clandestins et d’un pistolet. Son arrestation, puis son assassinat, mirent fin à une des histoires les plus héroïques et captivantes de la Seconde Guerre mondiale.

Jannetje Johanna Schaft (Hannie était le nom qu’elle s’était choisi pendant la guerre) est née le 16 Septembre 1920 à Haarlem. Son père, Pieter Schaft, avait reçu une formation de professeur et sa mère, Aafje, avait abandonné sa carrière à son mariage. Quand Jo, comme l’appelaient sa famille et ses amis, avait 7 ans, sa sœur aînée Annie mourut ce qui rendit sa mère excessivement protectrice de sa désormais fille unique. La famille vivait à l’écart du monde, avec pour seuls divertissements la lecture et des discussions sur l’actualité.

En dépit de son enfance quelque peu inhabituelle, Hannie Schaft avait de bons résultats scolaires et après de nombreux efforts elle obtint une place à l’Université Gemeente à Amsterdam où elle commença ses études en 1938. Initialement, ses parents insistèrent pour qu’elle reste vivre à la maison quitte à voyager quotidiennement, mais elle finit par prendre un appartement à Amsterdam avec deux autres étudiants. Elle travailla dur pour obtenir un diplôme en droit et dans son temps libre, aida à fonder un club de débats au sein de l’université.

Le 10 mai 1940, les forces allemandes traversèrent la frontière néerlandaise et après quatre jours de combats, avec pour point d’orgue le bombardement de Rotterdam, la Hollande capitula et ce fut le début de l’occupation. Au début, peu de chose changèrent pour Hannie Schaft, quoiqu’elle se montrât dégoûtée par les évènements récents et par la présence de troupes allemandes dans les rues. Cette période de relative normalité pris bientôt fin lorsque, en octobre 1940, la persécution des juifs hollandais commença.

Durant les deux années qui suivirent, Hannie Schaft s’impliqua dans des actes de résistances mineurs contre les autorités, en commençant par le vol de cartes d’identité (en particulier dans les piscines) pour que ses amis juifs ne tombent pas entre les mains des Allemands. Puis elle en vint à voler des armes aux soldats allemands et à distribuer des pamphlets clandestins. Lorsque les autorités allemandes exigèrent finalement que tous les étudiants signent une déclaration de loyauté, elle refusa, abandonna ses études et retourna à) Haarlem.

En 1943, elle rejoignit un groupe de résistance à sympathies communistes, le Raad van Verzet (RVV), ave pour tâches de collecter des informations pour les Alliés, d’aider des fugitifs et de distribuer des pamphlets clandestins. Ce qui la distinguait des autres femmes associées à des organisations clandestines, cependant c’était sa tendance à accepter les activités les plus dangereuses, généralement réservées aux hommes.

Deux femmes proches de Hannie Schaft peuvent être rapprochées de cette catégories: les sœurs Truus et Freddie Oversteegen qui, bien qu’encore plus jeunes que Hannie, prirent part ensemble à de nombreuses missions dangereuses, y compris le transport d’armes, le sabotage et la liquidation de collaborateurs.

Les cibles de ces assassinats étaient en général des citoyens néerlandais qui s’étaient alliés aux Allemands et qui étaient activement impliqués dans la trahison de leurs propres compatriotes. Le RVV considérait qu’il était de son devoir de contrecarrer ces personnes de la seule façon qui leur était disponible au vu des circonstances, c’est à dire au moyen d’exécutions.

C’est pendant une de ces missions que Jan Bonekamp, un ami proche et un compagnon de résistance d’Hannie, fut mortellement blessé et capturé par les Allemands. Avant sa mort, les Allemands parvint à arracher de Bonekamp l’identité de Hannie Schaft qui, jusqu’alors n’était connue que comme “la fille aux cheveux roux”. A partir de ce moment, elle fut forcée de vivre sous une identité d’emprunt et de teindre ses cheveux en noir et porter une paire de fausses lunettes à monture d’écaille.

Malgré le traumatisme causé par la mort de Bonekamp et une blessure par balle à la jambe, Hannie Schaft repris son oeuvre de résistance tandis que l’occupation allemande pris un caractère encore plus brutal, avec pour sommet l’“hiver de la faim” de 1944-45. Le 21 mars 1945, Hannie Schaft fut capturée par les Allemands à un point de contrôle au nord de Haarlem. Les plans conçus dans l’urgence par ses camarades de résistance pour la sauver n’aboutirent jamais.

Au début, ses ravisseurs ne comprirent pas qui elle était mais quand les racines de ses cheveux reprirent leur couleur naturelle il n’y avait plus aucun doute. Elle demeura prisonnière à Amsterdam jusqu’à son dernier voyage vers les dunes de sable d’Overveen.

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Hannie Schaft reçut des funérailles nationales sur l’Erebegraafplaats le 27 novembre 1945 en présence de la reine Wilhelmina, qui la qualifia de “symbole de la Résistance”.

On a beaucoup parlé des sympathies communistes de Hannie Schaft, mais il faut les remettre dans le contexte de cette période. Des gens qui avaient vécu de nombreuses années de difficultés et d’échecs économiques eurent ensuite à affronter la menace d’une dictature fasciste brutale. De nombreux sympathisants communistes de cette époque changèrent plus tard d’avis à la lumière de la Guerre froide et à la révélation de la vraie nature du régime soviétique.

C’est à cause de ce fait que l’héritage spirituel de Hannie Schaft est devenu quelque peu problématique. Le parti communiste néerlandais en fit une icône, ce qui gênait de nombreux vétérans de guerre. Ce n’est pas avant 1982 qu’un monument en son honneur fut inauguré au parc Kenau à Haarlem.

 

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